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Les inquiétudes grandissantes concernant la durabilité de la reprise justifient un changement en faveur de secteurs défensifs, indique Léon Cornelissen, stratégiste en chef de l’équipe Economics & Financial Markets Analysis chez Robeco.
En raison du climat de plus en plus tendu sur les marchés, l'équipe Economics & Financial Markets Analysis a adopté une position plus défensive en matière de positionnement sectoriel pour les actions. Sa position relative aux valeurs industrielles a été modifiée de positive à neutre, et celle relative aux valeurs des télécommunications de négative à positive. En outre, l’équipe est devenue encore plus pessimiste quant aux financières. « Des doutes grandissants sur la solidité de la reprise aux USA et l’aggravation de la crise de la dette européenne ont ébranlé les investisseurs », déclare Léon Cornelissen.
Bien que les dernières données des États-Unis aient été relativement solides, les acteurs du marché ont été effrayés par les données plus mauvaises que prévu relatives au marché du travail pour mai. Dans un même temps, les inquiétudes augmentent quant au ralentissement probable de la reprise mondiale du fait que les pays européens luttent pour réduire leurs importants déficits budgétaires. Ces craintes ont entraîné la chute des marchés des actions à partir de leurs plus hauts enregistrés en avril. L’impact sur l’indice MSCI World en termes d’euros à en fait été limité. Toutefois, les indices locaux ont fait l’objet d’une correction significative.
Le mouvement du marché vers des valeurs défensives n’est pas un simple rebond Une autre réaction du marché a été de passer des secteurs cycliques à des secteurs défensifs. Sans surprise, les derniers cités ont enregistré une sur-performance pendant la correction. Les investisseurs optent ainsi pour les revenus stables des entreprises non cycliques, qui sont moins affectées par un ralentissement macroéconomique que les entreprises cycliques. Selon M. Cornelissen, ceci est bien plus qu’un rebond à court terme des secteurs défensifs. Une nouvelle sur-performance est donc probable. « À ce stade, nous considérons qu'il est prudent de modifier notre positionnement sectoriel en une position plus défensive », affirme-t-il.
Les industrielles rabaissées à neutre et les télécommunications désormais privilégiées Ce mouvement des secteurs cycliques aux secteurs défensifs a été réalisé en passant d’une position modérément positive à neutre sur le secteur cyclique des industrielles, de même qu’en modifiant la position négative en position positive sur le secteur défensif des télécommunications. L’amélioration récente du taux de révisions des bénéfices de ce secteur, qui reflète les surprises positives qui ont eu lieu, constitue un élément en faveur de perspectives plus optimistes pour ce secteur. L’autre modification dans le positionnement de l'équipe a consisté à devenir plus pessimiste quant aux financières. M. Cornelissen et ses collègues avaient déjà un avis négatif sur ce secteur. M. Cornelissen indique trois facteurs négatifs majeurs pour les financières. Premièrement, les surprises en matière de bénéfices sont en décalage sur le marché. Deuxièmement, il existe une incertitude quant à une future régulation. Et troisièmement, la crise de la dette souveraine pourrait considérablement nuire aux financières.
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